Ecologie : le pouvoir de changer le monde est dans notre assiette

Modifier notre alimentation est l’un des moyens les plus simples et efficaces de protéger l’environnement. De cette manière, nous pouvons contribuer à préserver la biodiversité et à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Comment faire ? Suivez le guide !

Ecologie et alimentation

Pourquoi notre alimentation pollue-t-elle ?

En France, notre alimentation représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Pourquoi nos repas polluent-ils autant ? Au moins 3 raisons expliquent cette pollution. 

L’agriculture intensive est très énergivore

D’abord, une grande partie de ce que nous mangeons est produit par l’agriculture intensive. Or, celle-ci utilise beaucoup d’énergie. 

Pétrole et électricité sont en effet mobilisés en abondance pour faire fonctionner les nombreuses machines que requiert l’agriculture intensive. Résultat : en France, 2/3 des émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation proviennent de la production agricole.

Le gâchis est énorme

Le gâchis de nourriture est produit en amont et en aval de la chaîne. En amont d’abord parce que les nécessités commerciales imposent de jeter des fruits et légumes pourtant comestibles. C’est le cas par exemple des “fruits et légumes de calibre inadapté ou imparfaits esthétiquement, [de la] surproduction saisonnière, [des] récoltes manuelles non rentables…” selon l’ADEME

Le gâchis est produit en aval aussi par les consommateurs que nous sommes. “Sans toujours nous en rendre compte, nous jetons l’équivalent d’un repas par semaine en moyenne” selon l’ADEME. Les légumes sont particulièrement gâchés : carottes, aubergines, tomates et tous les autres légumes représentent 31 % de ce que nous gâchons ! Les fruits, eux, représentent 19 % de la nourriture gâchée.

La consommation hors-saison émet beaucoup de gaz à effet de serre 

Nous avons tous et toutes déjà consommé des fruits et légumes hors saison. Nous sommes même ultra-majoritaires puisque 75 % des Français déclarent consommer des tomates en hiver !

Or, cette consommation de produits hors saison a un prix environnemental très élevé. Par exemple, une tomate produite en France sous serre chauffée émet jusqu’à 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’une autre produite sous serre non chauffée

3 Zestes simples pour (beaucoup) moins polluer en mangeant 

Nous pouvons tous agir pour amoindrir la pollution générée par notre alimentation. Voici 3 Zestes concrets et efficaces.

Vous pouvez aussi agir en vous inscrivant aux ateliers du Zeste en plus pour découvrir une alimentation durable, respectueuse de la terre et des humains. Tout le monde peut participer à nos ateliers : particuliers, entreprises et collectivités territoriales.

Limiter notre gâchis

Nous gâchons chaque année 30 kg d’aliments. Pour amoindrir ce gâchis, voici quelques conseils pratiques issues de l’ADEME : 

    • faisons une liste de courses avant de faire vos achats ; 
    • préparons nos menus à l’avance ;
    • achetons la juste quantité en regardant bien les dates de péremption
    • veillons à la bonne conservation des aliments ;
    • cuisinons les restes

Rien qu’avec ses principes simples, nous pourrons limiter fortement notre gâchis alimentaire. Résultat : des économies pour notre porte monnaie et des économies ressources pour la planète! Vous avez un doute ? L’ADEME propose un guide gratuit “anti-gaspi” pour agir efficacement.

Manger plus de céréales, de légumes secs, de fruits et légumes

Les aliments végétaux ont un impact environnemental bien moindre que le lait et les œufs, sans parler de la viande. Voici comment agir pour bénéficier d’une alimentation saine avec moins de production animale : 

    • Remplaçons la viande par des légumes secs (ou « légumineuses ») : lentilles, pois, haricots secs, etc. au moins deux fois par semaine. Les produits végétaux sont moins polluants car ils nécessitent moins d’eau et d’énergie pour être produits ;
    • Cette moindre consommation de viande permettra, à budget égal, d’acheter de la viande locale et de qualité. Par exemple, la viande bovine provenant de pâturages ou la volaille de plein air. Ces viandes, issues de certains types d’élevages, contribuent à la préservation de la biodiversité et la fertilité des sols.
    • Mangeons des produits céréaliers complets en complément des légumineuses. Par exemple : le pain, le riz, les pâtes, la semoule, le boulgour, le sarrasin etc

Privilégier les produits locaux, de saison et bio  

Plus nous consommons local, de saison et bio, moins notre impact environnemental est fort. Les aliments locaux et de saison n’ont en effet pas été transportés sur de longues distances, ce qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quant à l’agriculture biologique, elle n’utilise pas de produits chimiques et préserve ainsi la biodiversité, les sols et l’eau.

Comment faire ?

    • Quand nous le pouvons, recourons aux systèmes de vente directe du producteur au consommateur. Par exemple, les marchés paysans ou les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne).
    • Même si nous n’achetons pas directement à un producteur, choisissons des aliments locaux, de saison et bio. Pour connaitre les fruits et légumes de saison voici le site mes fruits et légumes de saison

Vous souhaitez agir mais avez besoin d’un accompagnement ? Le Zeste en Plus anime des ateliers toute l’année ! L’objectif : en groupe, nous découvrons ce qu’est l’alimentation durable et apprenons à mettre en place les bonnes pratiques culinaires dans notre quotidien.

Pour vous inscrire ou avoir des informations, c’est par ici : 

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